La ville de Lapiro de Mbanga réclame Cabral pour la présidence de la République.

Cabral Libii a fait des vagues il y'a quelques minutes à MBanga, son convoi a été stoppé à 20h passés. Depuis ce matin des meetings imprévus se déroulent démontrant à suffisance l'espoir que place en notre leader le peuple camerounais.

Cabral a ému la ville de Mbanga en promettant de ramener au bercail son digne fils Lapiro de Mbanga "on ne construit pas un pays en effaçant les traces" a t-il déclaré énergiquement sous une pluie d'ovations.

Lapiro de Mbanga alias Ndinga Man.

Lapiro de Mbanga (né Lambo Pierre Roger à Mbanga en 1957 et mort le 16 Mars 2014). Populaire au Cameroun, notamment depuis la sortie de son disque Pas argent no love en 1985, il a aussi effectué des tournées en Europe . Artiste engagé et critique du régime de Paul Biya, il est emprisonné depuis 2008, à la suite de la parution de sa chanson Constitution constipée. Lapiro de Mbanga est décédé le 16 mars 2014 à NewYork (USA).

Né en 1957 à Mbanga, Lapiro fait son entrée dans la musique en 1978 avec l’album « Persévérance ». Avec une moyenne de 3 albums par an, son talent explose. Il produit ensuite «Nkon nu si, la terre, le monde» en 1979, «Pas argent no love», en 1985, et «No make erreur» en 1986. Très vite, ses textes laissent transparaître un esprit militant et combattant. «Je me suis senti investi d’une mission, j’ai finalement choisi, et je persiste là dedans. J’ai côtoyé les gens comme Fela, Jimmy cliff, j’ai aussi beaucoup lu, et déjà jeune, j’avais remarqué beaucoup d’inégalités sociales, qui pour moi sont des armes redoutables de division », se défend-il auprès de certains critiques d’art qui l’assimilent à un autodidacte.

En 1987, le fils du milliardaire, qui a grandi avec sa grand-mère, refait surface avec, dans ses escarcelles, l’album «Surface de réparation». Et 2 ans plus tard «Mimba we».

Au plus fort du débat sur la modification de l’article de la loi fondamentale portant limitation des mandats présidentiels, l’artiste s’ invite au débat et commet « Constitution constipée ». Il y dénonce l’intention de Paul Biya de vouloir s’éterniser au pouvoir. Il ose même en faire une interprétation devant les autorités invitées au spectacle offert par le comité d'organisation de l'ascension du Mont Cameroun à Buea.

 C'était une artiste engagé comme on en trouve  souvent plus au Cameroun.


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